Le blog du dôme

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Source : Laval virtual

Article du 1er avril 2016 à Laval

Chaque année se tient à Laval le Salon international des technologies et des usages de la réalité virtuelle : Laval Virtual. Pour cette édition 2016, la Région Normandie a déployé un stand qui accueillait plusieurs habitants du Dôme.

Quand on ne va pas à Las Vegas, on va à Laval Virtual. En réalité, la majorité des structures présentes sur le stand de la Région Normandie de Laval Virtual faisaient également partie de la délégation normande qui a arpenté le Strip en janvier dernier.

Une délégation "Normandie connectée"

L’espace "Normandie Connectée" se situait à côté de l’espace "Conférences et tables rondes". Un emplacement synonyme de fond sonore soutenu mais aussi d’un renouvellement régulier des publics au rythme des rencontres. Répartis autour d’une grande table "bucolique", on pouvait croiser plusieurs habitants et usagers du Dôme parmi les exposants normands :
Ces derniers intervenaient d’ailleurs au côté des équipes de La Casemate lors d’une table ronde organisée par l’AMCSTI et le CCSTI de Laval autour de la réalité virtuelle et immersive dans les institutions muséographiques.

Laval Virtual 2016 : Top 5

Outre sa proximité géographique avec la Normandie, l’attrait de Laval Virtual repose sur sa capacité à mixer projets d’étudiants, stands de professionnels confirmés et quelques pépites originaires du soleil levant.

Mais cette année, un peu de déception : les projets étudiants ne sont pas aussi créatifs et débrouillards que dans ma mémoire, les asiatiques semblent moins présents et les installations originales et collectives à base d’écrans ont disparu au profit d’expériences individuelles de réalité virtuelle immersive. Il y a quelques temps encore on aurait fait la queue, cette année c’est à peine si on a envie de tester des casques ! J'en ai quand même enfilé quelques uns et on les retrouve dans ce Top 5...

#5 > Eon Idome : une cave trop bat’

Dès l’entrée dans le salon, ce demi-dôme, en écho direct à l’architecture du Dôme, retient mon attention. Rapide à monter et démonter, mobile, pour un effet "Wow" assuré et, pourquoi pas, travailler sur de nouveaux usages et de nouvelles narrations collectives.



Voici un outil que je verrai bien à proximité de mon bureau. OK, le coût est un peu loin de nos moyens mais on se prend à rêver en 3D immersive. Le site est en anglais mais ils ont des bureaux en Normandie alors il n’est pas impossible que l’on essaye de présenter le produit en local pour voir comment il est accueilli.

#4 > Giroptic : une caméra qui vous fait tourner la tête

Le 360° à la portée de tout le monde. Cette petite caméra bien pensée, attractive et design avec son affichage LED dynamique, donne envie. Quelques accessoires bien pensés et qui changent des classiques souvent associés aux mini-caméras. Le must, c’est la douille à ampoule pour filmer tout une pièce en autonomie sans s'inquiéter de la batterie ou de la rallonge !



Là aussi, je me dit que j’aimerai bien en mettre quelques unes dans les mains de nos publics pour voir ce qu’il se passe : un webdocumentaire, un film synchrone 360° ou bien un plan séquence multi-points de vue ? Ou pourquoi plusieurs points de vue narratifs déclenchés à l'aide d’une couverture connectée de BD ?

#3 > Virtual by Backlight : j’ai failli vomir mais c’était top !

Des flight cases en guise de fauteuils dynamiques et de projection d’air "DIY" pour la session de King Bird sont la preuve que, dès que l’on enfile un casque immersif, les plus petites astuces sont extrêmement efficaces (à retenir si à l’avenir on se lance dans ce type d’aventures). Mais il faut l’avouer, nos tripes et boyaux ne sont pas tous égaux lors de telles expériences immersives. La question de la perte d’équilibre et de la nausée reste donc d’actualité lorsque l’on parle de casque immersif...



Bizarrement, aucun effet secondaire avec le casque "Vive" lors de l’expérience "DÉCO" pour Point P. On s’y déplace dans une maison moderne pour la relooker du sol au plafond à l’aide des 2 manettes physiques que l’on retrouve dans le monde virtuel. Cette ergonomie fonctionne mais reste encore largement perfectible. Physiquement, on peut marcher librement dans un carré d’un peu plus de 2x2m. Pour aller plus loin, on saute d’une zone à l'autre à l’aide des manettes. Un effet délicat de quadrillage vert apparaît lorsqu’on se rapproche de la bordure de détection mais cela ne gâche en rien l’expérience immersive. En 5 minutes, j’étais complètement plongé dans l’univers virtuel et j’avis oublié le reste : un must jusqu’à présent.

#2 > L'Ecole de design Nantes Atlantique

Presque anecdotique et indécelable sur le salon, une petite lampe décorée et posée dans un coin de stand. Tout à coup, elle s’anime. On s’interroge et on réalise que ces mouvements se déclenche grâce à un dispositif de réalité virtuelle qui s'anime lorsque l'on fixe la lampe avec une tablette.

Au-delà du clin d’œil à Pixar, je réalise que c’est la première fois que j’ai l’occasion d’observer dans quelle mesure des éléments de réalité virtuelle et augmentée peuvent avoir un effet sur le réel, le transformer, le faire évoluer et non l’inverse. Et paf, ça donne plein d’idée !

#1 > Les VR anonymes : sobriété avant tout !

Ma plus belle expérience de ce Laval Virtual 2016 (et mes collègues présents sont d'accord avec moi) est japonaise. Sans réalité virtuelle, sans réalité augmentée et sans réalité tout court puisque frôlant l’irréel et flirtant avec un surnaturel proche du Saint-Suaire.

Elle s’incarne en une planche en bois, sombre, d’un peu plus de 50x30 cm. Accrochée à la verticale, à plat contre un mur. Au milieu de cette planche, un carré de papier gris pas plus gros qu’un post-it au-dessous duquel on devine un petit orifice pour webcam. En une vague humide coulant le long de ce papier, comme un scan lent et diffus, le visage de la personne qui regarde la planche apparaît, diffus et monochrome, avant de s’estomper en attendant la prochaine onde. Et tout à coup, une feuille de papier devient un écran dynamique ! Le rythme d’apparition des visages est hypnotique et, en fonction des mouvements du public, on le devine à peine. Mais la sensation est extrêmement poétique.



Sans la poésie, le truc c’est que le bout de papier en question est imbibé d’encre photosensible qui se noircit au passage d’un laser dont le défilement est programmé pour reproduire le visage capté par la webcam. Mais là ou certains auraient monté une installation son et lumière de folie pour présenter la technologie, la sobriété écrase tout. Je n’ai pas noté le nom de qui avait réalisé ce travail, tout à mon émoi que j’étais. Mais cet anonymat ne fait que rajouter au souvenir et à la postérité de ce bout de papier.

Et pour finir mais hors compétition, on n'oublie pas de parler du PapArt développé par Jeremy Laviole de l’INRIA que nous aurons bientôt la chance d’accueillir au Dôme dans sa nouvelle version, après un premier passage à l’occasion du festival "Impressions multiples".


Le Dôme | Mise à jour : 2017-03-14 | Mise en ligne : 2016-04-01