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13 juin 2024

ParAge, un an après

Modifié le 13 juin 2024

Il y a un an, Antoine Langeard, Enseignant-chercheur du laboratoire COMETE (Unicaen/Inserm) recevait le Prix UNICAEN “Science & Société” 2023 pour son projet “PARAGE.” Un an après, où en est ce projet ?

On dénombre chaque année 2 millions de chutes de personnes âgées en France , entraînant plus de 130 000 hospitalisations et 10 000 décès. Le projet ParAge vise à améliorer la compréhension des facteurs de risques de chute grâce à une application collectant des données sur l’environnement et l’implication des citoyen·ne·s. Le projet entend redonner une capacité d’action à la population et la rendre actrice de la transformation de son environnement pour favoriser une mobilité sécurisée. 

Pour développer l’application, l’équipe s’est rapprochée de l’Université de Stanford, en Californie. “On avait déjà ciblé cette collaboration”, explique Antoine Langeard, Enseignant-chercheur au laboratoire “Mobilités : vieillissement, pathologie, santé” (COMETE) et porteur du projet “ParAge”. “À la base, ils font de la collecte de données citoyennes, notamment pour identifier des zones polluées ou celles où l’on ressent un sentiment d’insécurité. Le prix UNICAEN nous a permis de concrétiser tout ça.” Malgré le décalage horaire et les contraintes organisationnelles, ce partenariat s’est soldé de succès et l’équipe de développement a relevé le défi lancé par le laboratoire caennaise à temps pour la 8ème édition du TURFU Festival. 

« On veut opérer un réel changement. Pour moi, il s’agit de rendre les personnes âgées actrices de réelles modifications de leur environnement. »

— Antoine Langeard, Enseignant-chercheur

Les participant·e·s à l’atelier ont été invité·e·s à identifier des éléments de l’espace public susceptibles d’augmenter ou de réduire le risque de chute des personnes âgées. Environ 200 photos associées à des informations ont ainsi pu être collectées dans un périmètre d’un kilomètre autour du Dôme.

Cartographie des données produites pendant le TURFU Festival
(c) Le Dôme / M. VAN LANDUYT

Le projet initial visait à faire évaluer les risques de chute dans l’environnement public par les personnes âgées elles-mêmes mais l’intégration à la programmation du TURFU Festival a permis d’élargir le cercle des participant·e·s. “Les données sont parties en analyse”, détaille Antoine Langeard. “On va voir si les personnes jeunes sont capables d’identifier les facteurs de risque des personnes âgées. Si cela se confirme, cela signifie qu’on pourrait envoyer des jeunes pour recenser les risques, ce serait intéressant.” L’équipe de PARAGE souhaite désormais réitérer des sessions d’ateliers pour étayer leurs données auprès des bénéficiaires principaux du projet, les personnes âgées. 

L’objectif fixé pour ce projet est de produire une réelle modification de l’environnement et, en outre, de réussir à se mettre d’accord sur une action prioritaire réalisable dans un avenir assez proche. “C’est pour ça qu’on a choisi le quartier de la Presqu’île de Caen. Il est en perpétuelle évolution, c’est donc plus facile que dans un quartier historique plein de normes. On veut opérer un réel changement : on peut parler de recherche-action, même si la terminologie de ce terme peut être variable. Pour moi, il s’agit de rendre les participant·e·s acteurs et actrices de réelles actions de modifications de leur environnement.” 

Un an après l’obtention du prix, le projet ParAge à démontré sa capacité à placer les individus au cœur des initiatives visant à façonner leur propre environnement et s’engage à concrétiser des solutions effectives et durables pour une mobilité sécurisée et inclusive.

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  • François Millet, Directeur de projets "Science et société"
    François Millet
    Directeur de projets “Science avec et pour la société” 06 08 28 05 79

Le concours “Têtes chercheuses” est co-produit par Le Dôme, la Fondation Musée Schlumberger et l’université de Caen Normandie dans le cadre du label “Science avec et pour la société” (SAPS) décerné par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

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