Les ateliers des « Têtes Chercheuses »

Depuis 2010, le concours « Têtes chercheuses » vise à encourager les démarches innovantes des équipes de recherche publiques et privées de Normandie en matière de médiation scientifique. Le Dôme accompagne ensuite le déploiement des projets en Normandie en mettant en lien les équipes de chercheur·ses avec les établissements scolaires de Normandie.

Encourager les initiatives des équipes de recherche

Le concours « Têtes chercheuses » décerne deux Prix :

  • Prix Musée Schlumberger Ouvert aux équipes de recherche scientifiques et/ou techniques, publiques ou privées, de Normandie, le Prix Musée Schlumberger permet de financer la création d’un dispositif de médiation scientifique qui illustre et explicite des méthodes, des outils, des innovations ou des techniques de tous domaines de la recherche contemporaine.
  • Prix « UNICAEN Science et société » Ouvert aux équipes de recherche scientifiques de Normandie, le Prix « UNICAEN Science et société » permet de financer un projet comportant une dimension de recherche participative impliquant la société et renforçant le lien entre science et société.

Sélectionné par un jury de professionnel·les, les équipes lauréates bénéficient d’un soutien financier (une bourse de 10 000 euros accordée par les partenaires) et technique (un accompagnement des médiateurs et médiatrices scientifiques du Dôme) pour la réalisation d’un projet de médiation ou de recherche scientifique.

Les projets lauréats sont présentés chaque année à l’occasion de la Fête de la Science, d’EcolySciences, ou du TURFU Festival. En 16 ans, 23 équipes de recherche et entreprises ont été accompagnées dans la réalisation de 16 projets illustrant des travaux dans tous les domaines de la recherche (archéologie, éthologie animale, géographie, intelligences artificielles, mathématiques, neurosciences, physique, microbiologie, médecine)

  • 2026 : Aliments, biotechnologie, Toxicologie, Environnement (ABTE)
  • 2025 : Aliments, biotechnologie, Toxicologie, Environnement (ABTE)
  • 2024 : Centre hospitalier du Cotentin
  • 2023 : Mobilités : vieillissement, pathologie, santé (COMETE) ;
  • 2022 : Centre d’études et de recherche sur le médicament de Normandie (CERMN) et Centre de recherche sur les risques et les vulnérabilités (CERREV) ;
  • 2021 : Imagerie et stratégies thérapeutiques pour les cancers et tissus cérébraux (ISTCT) ;
  • 2019 : Laboratoire de catalyse et de spectrochimie (LCS) et Centre universitaire rouennais d’études juridiques (CUREJ) en association avec Dynamiques sociales et contemporaines (DySoLab) et Histoire, territoires et mémoires (HisTeMé) ;
  • 2018 : Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP) en association avec le Centre de recherches archéologiques et historiques anciennes et médiévales (CRAHAM), le Laboratoire des sciences de l’ingénieur, de l’informatique et de l’imagerie (ICube) et Géographie de l’environnement (GEODE) ;
  • 2017 : Groupe de recherche en informatique, image et instrumentation de Caen (GREYC) en association avec Orange Labs ;
  • 2016 : Ethologie animale et humaine (EthoS) ;
  • 2015 : Grand accélérateur national d’ions lourds (GANIL) et Laboratoire de physique corpusculaire (LPC) ;
  • 2014 : Identité et différenciation de l’espace, de l’environnement et des sociétés (IDEES) ;
  • 2013 : Groupe de recherche en informatique, image et instrumentation de Caen (GREYC) ;
  • 2012 : Physiopathologie et imagerie des troubles neurologiques (PhIND) ;
  • 2011 : Laboratoire de mathématiques Nicolas Oresme (LMNO) ;
  • 2010 : Laboratoire de physique corpusculaire (LPC).

Faire venir un atelier de médiation scientifique « Tête chercheuse »

Nous vous invitons à contacter directement les laboratoires concernés si vous souhaitez faire venir les objets de médiation et/ou les chercheur·ses pour un atelier en classe :

Le Laboratorium Microlactis est un objet de médiation scientifique développé par l’Université de Caen. Ce jeu permet de découvrir les travaux oubliés de la scientifique Abigaël Cheeseworth qui portent sur la biodiversité des microorganismes. La modularité et la simplicité de ce jeu font qu’il peut être mis en œuvre par les enseignants de lycée (mais également collège), en lien avec le programme scolaire.

Le jeu se présente sous la forme d’une escape box qui fait rimer esthétique, scientifique et pédagogique. Constitué de différents modules, il peut s’adapter à différentes durées de cours. Inclusif et collaboratif, il permet à une demi classe de jouer simultanément.

Voici les disponibilités du Laboratorium Microlactis pour planifier une demande d’utilisation et le formulaire de contact

Observez l’invisible avec les chercheurs en physique nucléaire !
Lauréat du Prix « Tête chercheuse » en 2010 avec le Billotron, le laboratoire LPC conçoit des dispositifs qui permettent de familiariser les élèves avec les connaissances en physique corpusculaire, c’est-à-dire sur les particules non visibles à l’oeil nu.

Le Billotron : Reprenant le principe de l’expérience de Rutheford (1911), le père de la physique nucléaire, le Billotron présente de manière pédagogique le travail de recherche pour accéder à l’infiniment petit et observer l’invisible. Les réactions nucléaires à l’origine de notre univers sont intimement liées à la structure des noyaux. Cependant, la lumière qui nous entoure ne nous permet pas de voir directement ces noyaux. Il faut donc les « éclairer ». Pour cela, on les bombarde avec un faisceau de particules puis on observe comment ils intéragissent. Il s’agit du même principe, schématisé, que la technologie utilisée pour l’accélérateur de particules du CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives).

La chambre à brouillard : Ce dispositif permet de visualiser des particules de matière plus petites qu’un atome : les électrons, les muons ou les protons. Un très grand nombre de ces particules nous entoure au quotidien, grâce au rayonnement cosmique. Les particules porteuses d’une charge électrique qui traversent la chambre à grande vitesse laissent dans leurs sillages de fins nuages de brouillard qui dessinent leurs trajectoires. Les élèves sont invités à déchiffrer la nature de ces particules en reconnaissant la forme de leurs traces.
Le dispositif de la chambre à brouillard sera publié sous licence libr, entièrement réplicable, low-tech, à bas-coût. Un.e enseignant.e. peut développer un projet pédagogique de fabrication, par exemple en Fablab, et utiliser ensuite le dispositif en cours. La documentation pédagogique (plans et composants) est en cours de rédaction.

Les deux ateliers de 20-30 min successifs sont menés par les chercheurs. Deux sessions de suite peuvent être organisées, pour permettre à deux classes de participer.
Ces dispositifs peuvent venir en renfort des enseignements sur la structure de la matière et donner lieu à des projets pédagogiques en sciences ou en technologie. Il est également possible de faire venir ces dispositif dans un autre cadre qu’un enseignement scientifique. Tout sujet de société dépendant de la science, la familiarisation des filières littéraire, économique à ces sujets peut aussi être un objectif, dans le cadre de projets pédagogiques interdisciplinaires. L’objectif est donner aux élèves une ouverture sur le monde des sciences et leur présenter les domaines d’applications de la physique nucléaire, par exemple la médecine, l’astrophysique, et la production d’énergie. Les dispositifs permettent également de mettre en lumière la recherche de haut niveau international développée dans les laboratoires en Normandie. « La science, ce n’est pas que de la science-fiction, ça se passe en Normandie ! »

Le projet permet de :

– Familiariser les élèves à la science physique, avec un outil visuel

– Rencontrer des chercheurs en physique corpusculaire (des particules), membres du laboratoire LPC en Normandie

– Comprendre le périmètre de la recherche sur la structure des noyaux atomiques, sur les mécanismes des réactions nucléaires et découvrir les domaines d’applications dans notre société.

Pour faire venir cet atelier dans votre établissement scolaire, merci de contacter Le Laboratoire de Physique Corpusculaire (demander à Julien Gibelin et Olivier Lopez) :

communication [a] lpccaen.in2p3.fr

(+33) 2 31 45 25 00

Le jeu CyberCrypt invite les élèves à explorer les techniques de cryptographie et de cryptanalyse à travers des ateliers à la fois ludiques et approfondis, conçus par des experts en chiffrement de données. Ce dispositif pédagogique permet aux élèves de comprendre l’importance de la protection des données numériques, de découvrir les méthodes de chiffrement modernes telles que la signature électronique et les certificats numériques, et de s’initier aux techniques de chiffrement utilisées depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours.

CyberCrypt se présente sous la forme d’un jeu de plateau. Des ateliers illustrent divers mécanismes de cryptographie, à la fois simples et toujours d’actualité. Les joueurs incarnent une équipe lançant leur entreprise sur Internet. Au fil des étapes, ils font face à des défis nécessitant l’utilisation d’outils cryptographiques pour sécuriser leur travail. Conçus par des chercheurs, ces ateliers s’adaptent à toutes les disciplines scolaires et à tous les niveaux, dès la 6ème.

L’approche initiale de la cryptographie dans CyberCrypt est historique. Le jeu présente des systèmes antiques comme la roue de César — un simple décalage des lettres de l’alphabet — et la scytale spartiate — un cylindre autour duquel on enroule une lanière de cuir. Ces mécanismes de substitution et de permutation, bien que rudimentaires, constituent la base des systèmes actuels. Le jeu aborde ensuite les attaques par analyse fréquentielle pour démontrer les faiblesses de ces chiffrements. Si le temps le permet, les chiffrements de Vigenère et Vernam, utilisés au Moyen Âge, sont introduits. L’atelier présente également la machine Enigma, un outil de chiffrement par substitution plus récent employé durant la Seconde Guerre mondiale. Enfin, le jeu explique les méthodes modernes de cryptographie à clé publique, ainsi que les signatures et certificats numériques. Ces concepts sont illustrés à l’aide d’objets tangibles comme des boîtes, des cadenas et des clés, reflétant les méthodes utilisées dans le protocole HTTPS pour sécuriser les transferts de données sur Internet.

Dans le domaine de la recherche scientifique, la cryptologie englobe deux aspects : la cryptographie, qui conçoit les systèmes de sécurisation, et la cryptanalyse, qui cherche à les mettre en défaut. Ces deux disciplines progressent en parallèle, chacune stimulant l’autre pour garantir la robustesse des nouveaux systèmes.

L’atout majeur de CyberCrypt réside dans sa capacité à divertir les élèves tout en abordant un sujet complexe, sans recourir aux écrans ou aux ordinateurs. Les élèves manipulent des objets pour saisir les concepts. Une session de jeu leur permet d’apprendre à chiffrer et déchiffrer des messages, tout en discutant des applications quotidiennes et des enjeux actuels de la sécurité numérique. Ce jeu aide les élèves à comprendre l’importance cruciale des systèmes cryptographiques dans la protection des données.

Pour obtenir le jeu, des fichiers ressources, le déroulé des ateliers, contactez :

Bastien Viallat, Data Scientist Threat Intelligence / Orange Expert Sécurité

Security Services – Cyber Threat Intelligence 

bastien.vialla [a] orange.com

Cette exposition itinérante intitulée “La mécanique du corps humain”, a été créée par Grégoire Olivier et Jérémy Pasco de l’Unité “Recherche clinique et innovation” du Centre hospitalier public du Cotentin (CHPC). Elle est diffusée par l’association “Terminus des Sciences“, basée à Cherbourg-en-Cotentin.

Pour obtenir des informations sur la possibilité de recevoir l’exposition, contactez l’association Terminus des Sciences

contact [a] terminusdessciences.fr

Découvrez comment protéger la santé des personnes agées à travers des jeux de déduction. Attention à ne pas vous prendre les pieds dans le tapis !

Avec 10 000 décès par an, la chute est la première cause de mortalité accidentelle chez les personnes âgées, loin devant les accidents de la circulation. Elle représente ainsi un enjeu sanitaire, social et économique majeur qui se chiffre, chaque année, à 2 milliards d’euros pour notre pays. L’application mobile éducative “C.A.T.” imaginée par Marie Héraudeau et Elpidio Attoh-Mensah du laboratoire “Mobilités : vieillissement, pathologie, santé” (COMETE) vise à prévenir le développement des facteurs de risque en sensibilisant les publics à l’activité physique dans les habitudes de vie.

Le projet permet de :

– Aborder une thématique de biologie et de physiologie de manière ludique

– Sensibiliser aux facteurs de risque et facteurs préventifs de la chute chez la personne âgée

– Travailler en équipe et coopérer

– Rencontrer une équipe de recherche et découvrir les thématiques de recherche de COMETE, unité de recherche mixte sur les mobilités et la cognition

Pour faire venir les doctorant·es en charge ou utiliser l’application, contactez le laboratoire COMETE :

Mathilde Wullen : mathilde.wullen [a] unicaen.fr

Restez informé·es !

Vous pouvez vous tenir informé des opportunités de projet de culture scientifique en vous inscrivant à la lettre d’information pour les enseignant·es du Dôme.